Discours du Ministre sur la 29ème semaine nationale de sensibilisation et de mobilisation sur les drogues à Tamba

Monsieur le gouverneur de la région de Tambacounda

Monsieur le préfet du département de Tambacounda

Monsieur président du conseil départemental de Tambacounda

Monsieur le maire de la commune de Tambacounda

Mesdames et messieurs les directeurs et chefs de services départementaux

Mesdames et messieurs les représentants des organisations de la société civile

Messieurs les chefs religieux

Chers invités

en 1987, l’assemblée générale des nations unies a décidé de réagir face au fléau constitué par la drogue, en sensibilisant la population aux dangers auxquels s’exposent les personnes qui consomment cette substance.

C’est ainsi que le 26 juin de chaque année, la communauté internationale célèbre la journée internationale contre l’abus et le trafic des drogues.

Le Sénégal dans le sillage de la communauté internationale a pris l’option d’organiser une semaine nationale de sensibilisation sur les drogues pour consacrer plus de temps à la sensibilisation, pour laquelle un seul jour ne saurait suffire.

Au demeurant, la sensibilisation doit être une action quotidienne permanente eu égard à la persistance du fléau et au caractère complexe et multidimensionnel de ce phénomène.

En effet, la réponse pour être efficace et efficiente doit être multiforme et articulée à la fois sur la prévention, la sensibilisation, la prise en charge médicale des usagers de drogues et la réduction des risques.

C’est pour atteindre tous ces objectifs qu’un plan d’action national de lutte contre la drogue est en train d’être élaboré par le comité interministériel de lutte contre la drogue.

Ce plan va couvrir le période 2016-2020 et s’aligne à celui régional de la CDEAO, qui est prévu pour le même cadre temporel.

Mesdames, messieurs

Comme vous le savez, l’abus et le trafic illicite de drogues représentent un problème mondial qui appelle donc une réponse internationale cohérente et coordonnée.

C’est ainsi qu’ont été adoptées, sous l’égide des Nations unies, la convention de 1961 sur les stupéfiants, la convention de 1971 sur les substances psychotropes et la convention de 1988 contre le trafic illicite des stupéfiants et des substances psychotropes.

En raison des méfaits de la drogue, le Sénégal a opté pour la pénalisation des infractions y afférentes et ce, en adéquation avec les conventions précitées qui constituent la pierre avec les conventions précitées qui constituent la pierre angulaire du système de contrôle international des drogues.

Parallèlement, une place importante est réservée à la prise en charge médicale des usagers de drogues.

En effet, l’article 120 du code des drogues prévoit la possibilité de substituer la prise en charge médicale à la peine si l’usager de drogue attrait devant une juridiction, se soumet aux injonctions du tribunal de suivre un traitement médical.

Toutefois comme je le rappelais plus haut, un accent particulier devrait être accordé à la prévention et à la sensibilisation en tant que piliers essentiels pour espérer atteindre des résultats significatifs dans la lutte contre la drogue.

Cette priorisation de la prévention doit être aussi de mise contre le terrorisme devenue aujourd’hui la plus grave menace contre la paix et la sécurité internationales.

Or il est constant que des liens étroits existent entre la drogue et le terrorisme.

C’est la raison pour laquelle le thème de la semaine nationale de sensibilisation et de mobilisation sur les drogues de cette année est : « Tous unis contre la drogue et le terrorisme, dans le respect des droits humains »

Du fait du caractère transnational de ces deux fléaux, la coopération internationale est impérative, car il y a une responsabilité commune et partagée de tous les Etats.

Cette coopération doit d’abord exister entre les pays aux frontières communes avant de s’étendre à tous les autres pays.

Au Sénégal, la seule région qui partage des frontières avec tous les cinq pays riverains à savoir la Mauritanie, le Mali, la Gambie, la Guinée-Bissau, es celle de Tambacounda.

Le choix de Tambacounda pour abriter la cérémonie de lancement n’est donc pas fortuit et obéit aussi à la volonté de décentraliser les activités de sensibilisation vers les régions de l’intérieur.

En outre, le principal point de passage du cannabis vers notre pays se trouve dans cette vaste région du Sénégal.

Enfin, un souhait à été formellement exprimé par le président du conseil départemental de Tambacounda pour que cette région abrite la cérémonie de lancement et je le félicite pour son engagement à nos cotés dans ce combat citoyen.

Cette cérémonie est ainsi une belle opportunité d’inviter les autorités administratives, les élus nationaux et locaux et l’ensemble des forces vives du pays à s’investir pleinement dans la prévention et la lutte contre l’abus et le trafic illicite de drogues qui compromettent la santé des populations, en général et celle des jeunes, en particulier alors que ces derniers doivent être les fers de lance de l’émergence de notre pays.

Je leur lance également un appel à s’approprier nos valeurs exemplaires, à faire montre de vigilance et de veille permanente et à cultiver le réflexe sécuritaire, afin de contenir la menace terroriste.

Enfin, j’exhorte toutes les populations à un sursaut patriotique en collaborant avec les forces de défense et de sécurité et à constituer un rempart contre tous les périls qui compromettent la stabilité se l’Etat et la cohésion de la nation.

C’est sur cette note d’appel au sursaut national contre la drogue et le terrorisme que je déclare ouverte la semaine nationale de sensibilisation et de mobilisation sur les drogues.

Je vous remercie de votre aimable attention.



SOURCES : www.interieur.gouv.sn

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